<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774</id><updated>2011-09-06T02:35:47.341+02:00</updated><title type='text'>Chambre d'écriture oisive...</title><subtitle type='html'>De la chambre d'écriture comme prétexte au babil d'un autodidacte oisif où il peut être question, en plus ou moins grandes proportions, de littérature, de musique et de cinéma, de peinture, d'arts graphiques, de botanique, de truites et de poissons qui sentent le thym, de l'air du temps qui nous étouffe et de la beauté qui nous soutient, de tout et de rien.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>28</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-117543414588959818</id><published>2007-04-01T14:57:00.000+02:00</published><updated>2007-04-01T19:25:30.156+02:00</updated><title type='text'>Mauvais sang</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;« Je ne suis que mon pére répété, et comme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255); font-weight: bold;"&gt;--&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;sa survie aprés une mort prématurée.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;           &lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: normal;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;________&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;----------&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;---&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;---&lt;/span&gt;Friedrich Nietszche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Empruntée au "Carnets de JLK", je reprends ici la liste suivante telle que j'en fis la surprenante découverte il y a déjà quelques jours. Je ne m'appesantirai pas, ce recensement me parle si douloureusement en ce dimanche de mélancolie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;------------&lt;/span&gt;------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AGEE&lt;/strong&gt; James: Le père meurt dans un accident de voiture quand le petit James a 6 ans. Le fils a cherché un jour à se suicider au volant d’une voiture et à mourir comme son père. Il n’arrêtait pas de fumer et de boire en souvenir de ce père absent qu’il chérissait et qui lui a manqué toute sa vie. La mère est pieuse et sectaire. Ne permettait pas au fils, à partir de la sortie de son enfance, de vivre avec elle et sa soeur, ce dont il a beaucoup souffert .Il se sentait néanmoins aimé par sa mère et sa famille, "mais ceux-là qui m’accueillent, qui tranquillement s’occupent de moi, comme un être familier, et aimé dans cette maison; ne me disent pas, oh! pas maintenant, ni jamais; ne me diront jamais qui je suis." Il se rappellera toute sa vie cette phrase de sa mère: "Papa a été grièvement blessé et pour cela le bon dieu l’a pris chez lui au ciel, il ne reviendra plus jamais".&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ALTHUSSER&lt;/strong&gt;: Sa mère avait été amoureuse d’un homme qui est mort à la guerre 14-l8. Elle se marie alors avec le frère du mort, mais sans amour. Louis est l’enfant de cette mésalliance et il porte le nom de l’oncle disparu. Sa mère l’aime donc à la place de l’autre. Il estimera plus tard qu’il n’a pas de père et qu’il doit devenir lui-même son propre père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;APOLLINAIRE&lt;/strong&gt;: Le père quitte la famille quand Apollinaire a six ans. Il ne l’a jamais revu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ARAGON&lt;/strong&gt;: N’a pas connu son père qui était préfet, celui-ci na pas reconnu l’enfant qui a été élevé par sa mère comme s’il avait été son frère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ARRABAL&lt;/strong&gt;: Le père a disparu au début de la guerre d’Espagne, condamné à mort par un tribunal franquiste. S’est peut-être évadé et a été alors assassiné. Le fils a passé son enfance dans le deuil de cette disparition du père dont on n’a jamais rien su de précis. Il a appris, adolescent, la condamnation à mort de son père, par un document trouvé dans une armoire chez lui à la maison. Il s’est mis alors à suspecter sa mère d’avoir dénoncé son propre mari, pour préserver et protéger le fils. Ce que celui-ci ne lui a jamais pardonné, il a rompu toute relation avec sa mère pendant dix-huit ans. Sur cette « trahison » de la mère, il n’y a aucune preuve non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ARTAUD:&lt;/strong&gt; A perdu sa soeur bien aimée quand il avait 7 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;BALZAC&lt;/strong&gt;: A été donné tôt chez une femme nourrice, puis dans un monastère, puis dans une école catholique sévère. A passé toute son enfance en dehors de sa famille, sans ses parents; la mère détestait ses enfants, son fils Honoré en particulier, et ceci pendant une bonne partie de sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;BARTHES&lt;/strong&gt;: A perdu son père quand il avait un an. Le père, officier dans la marine, est mort dans une bataille navale en l916. Barthes avait en plus la tuberculose. A vécu toute sa vie avec sa mère. Est devenu dépressif et presque apathique après la mort de celle-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;BATAILLE&lt;/strong&gt;: Son père avait la syphilis et était aveugle. Il vivait dans une&lt;br /&gt;chaise roulante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;BAUDELAIRE&lt;/strong&gt;: Avait six ans quand le père, général dans l’armée, est mort. Sa mère s’est remariée un an plus tard avec un autre général avec lequel Charles s’est toute sa vie durant très mal entendu. Le petit Charles vivait dans l’adoration de sa mère. Il ne lui a jamais pardonné de l’avoir mise en pension après son remariage. « Quand on a un fils comme moi, on ne se remarie pas. » Selon Sartre, il s’est pensé comme « fils de droit divin ». Autre version : « Je suis le tombeau de mon père. Un père prêtre, jeté à la fosse commune, faute de tombe, pas de trace, deuil presque impossible et en tout cas infini du fils, à jamais inconsolable ». « Sentiment de solitude, dès mon enfance. Malgré la famille, sentiment de destinée éternellement solitaire. Mon âme est un tombeau. Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;BERNHARD&lt;/strong&gt; Thomas: N’a pas connu son père. La mère l’a élévé seule, dans la haine de l’homme. Ils ont vécu en partie chez le père à elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;BYRON:&lt;/strong&gt; Le petit Byron nait avec un pied déformé. Le père est mort, peut-être par suicide, quelque part en France, quand son fils avait 3 ans. Byron adulte a écrit des lettres de Venise à sa famille qui ressemblaient étrangement à celles qu’avait écrit son père à sa femme, la mère du poète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;CAMUS Albert&lt;/strong&gt;: Père mort en 1915 comme soldat pendant la grande guerre quand le petit Albert avait 2 ans. Il a connu, si l’on peut dire, son père en tout et pour tout pendant huit jours. A été élévé à Alger par sa mère restée seule et pratiquement muette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;CANETTI&lt;/strong&gt; ELIAS: Il a sept ans quand meurt son père à l'âge de 31 ans d’un infarctus. Le petit Elias était sous la porte de la cuisine et a vu son père couché par terre, de l’écume à la bouche. On l’a sorti de là, Elias, qui est allé jouer dehors avec un enfant voisin et quelqu’un est venu crier: « Ton père est mort, ton père est mort; com-ment, tu joues au ballon alors que ton père est mort? » Elias passe le reste de son enfance et de son adolescence avec sa mère dans une harmonie profonde, elle lui raconte beaucoup d’histoires, lit des livres avec lui et éduque sa pensée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;CHAR&lt;/strong&gt; René: Le père, maire de son village d’Isle-sur-la-Sorgue, est entrepreneur, il meurt quand le petit René a dix ans. Celui-ci s’entendra toujours très mal avec sa mère qui n’aura jamais rien compris à son fils poète, qu’elle appellera longtemps « le gredin ». Relation conflictuelle et violente aussi avec le frère, le préféré de la mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;DANTE&lt;/strong&gt;: La mère meurt quand son fils a 7 ans. Le père se remarie, meurt de son côté quand Dante a 15 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;DICKENS&lt;/strong&gt;: Son père est mort 6 mois avant la naissance de son fils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;DE QUINCEY&lt;/strong&gt;: Quand il avait 5 ans une de ses soeurs est morte, quand il avait 7 ans une autre de ses soeurs est morte, dans la même année mourait aussi le père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;DOS PASSOS&lt;/strong&gt;: Fils illégitime. La mère avait 42 ans lors de la naissance de son fils. Le père était marié ailleurs. Epouse la mère de Dos Passos quand il est devenu veuf et quand le garçon avait 14 ans. En attendant celui-ci passait son enfance avec la mère dans différents lieux d’Europe où le père est venu les rejoindre de temps à autre, loin des regards de l’Amérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;DOSTOÏEVSKI&lt;/strong&gt;: Avait 6 ans quand la mère est morte, 18 ans quand le père est assassiné. Un homme d’une dureté impitoyable selon son fils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;DUMAS&lt;/strong&gt; Alexandre: Orphelin dès l’âge de 4 ans d’un père, général dans l’armée de Napoléon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;DURAS&lt;/strong&gt; Marguerite: N’a pas connu son père qui est parti pour la France où il est mort quand elle avait 4 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;EBERHARDT&lt;/strong&gt; Isabelle: Nia pas connu son père. La mère ayant quitté celui-ci avec le précepteur des enfants. Déracinés de la Russie, s'enfuyant pour se cacher et vivre leur vie, ils sont partis à Genève. Isabelle a donc vécu avec ce père adoptif, un mélange de prêtre fou et d¹anarchiste barbu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;GENET:&lt;/strong&gt; N’a pas connu ses parents. Mère prostituée. A été élévé chez des paysans à la campagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;GIDE:&lt;/strong&gt; A eu 11 ans quand son père est mort. A été élévé seul par sa mère. A la mort du père il pleure blottit sur les genoux de sa mère qui l'enlace. « Et je me sentis soudain tout enveloppé par cet amour, qui désormais se refermait sur moi. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;GLAUSER&lt;/strong&gt; Friedrich: Avait 4 ans quand la mère est morte. A été élevé par le père autoritaire, directeur d’école à Vienne en Autriche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;GREEN&lt;/strong&gt; Julien: “Pour en revenir aux raisons qui me faisaient rester à part, je les dois à ma mère. J’étais pour elle celui qui remplaçait l’enfant mort à deux ans et demi, le petit Ned qui est enterré à Savannah, et aussi son frère bien-aimé, William, mort à dix-neuf ans à peine de la syphilis. Elle m’avait confié au Seigneur pour toute la vie, et j’ai pu vérifier toujours l’efficace de cette protection attentive et aimante. J’ai perdu maman à quatorze ans. Elle est morte le 27 décembre 1914. Je garde le souvenir et l¹indicible émotion de ce moment terrible. Ce qu’elle a été pour moi, je renonce à l¹exprimer. Mgr Pezeril m’a dit un jour: « Vous êtes le fils de votre mère chaque jour. « Tu es protégé », ce que me disait ma mère me revient sans cesse à l’oreille. « Toute ma vie j’ai été aimé et protégé. « Le bonheur, le don que j’ai reçu dès mon enfance. A mes parents, je leur dois tout ce que je suis. Le souvenir du 27 décembre 1914 me suivra toujours. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;GROSSMAN&lt;/strong&gt; Vassili: Les parents se séparent quand leur fils est encore très petit. Il est élevé par sa mère qui passe deux ans en Suisse avec lui. Elle mourra plus tard en Ukraine, assassinée par les nazis. Le fils ne se pardonnera jamais de ne pas l’avoir sauvée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;HAWTHORNE&lt;/strong&gt;: Père mort aux Indes orientales de la fièvre jaune quand le petit Nathaniel a 4 ans. Très tôt l’enfant solitaire commence à passer ses journées à écrire des contes fantastiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;HEMINGWAY&lt;/strong&gt;: Le père s’est suicidé avec un fusil quand Ernest a ... ans. Il imite beaucoup d’années plus tard le geste son père et se tue lui aussi avec un fusil, de la même manière que le père. Ernest aurait détesté sa mère selon ce que raconte Dos Passos dans son autobiographie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;HÖLDERLIN:&lt;/strong&gt; N’a pas connu son père. Mère pieuse et dépressive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;HUGO&lt;/strong&gt; Victor: La mère est partie pendant treize mois voir un amant à Paris quand le petit Victor n’avait que quelques mois. Quand il avait 2 ans ses parents se sont quittés. Le père est parti et les enfants sont restés avec la mère. Ensuite ils vont à Madrid visiter le père qui fait mettre les fils dans un collège catholique. Puis ils sont revenus à Paris avec la mère où ils ont vécu avec celle-ci et son amant, un ancien général qui sera un jour arrêté sous leurs yeux comme conspirateur et plus tard guillotiné. Puis le père les a de nouveau enlevés à la mère et les a envoyé de force dans un collège et ceci pendant plusieurs années avant qu¹ils reviennent chez la mère qui meurt quand Victor a 19 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;JABES&lt;/strong&gt; Edmond: A perdu sa soeur quand il avait 12 ans. Elle est pratiquement morte dans ses bras. Elle lui aurait dit: “Ne pense pas à la mort. Ne pleure pas. On n’échappe pas à sa destinée. »&lt;br /&gt;« Ces mots ne m’ont jamais quitté. J’ai compris ce jour là, qu’il y avait un langage pour la mort, comme il y a un langage pour la vie. Je la retrouverai, plus tard, dans le désert: ultime reflet, on eût dit, d’un miroir brisé. J’ai compris alors que la destinée est inscrite dans la mort, qu’on ne quitte jamais la mort. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;KELLER&lt;/strong&gt; Gottfried: Son père est mort quand Gottfried avait 5 ans. A été élevé par la mère qui s’est remariée. Keller ne parle jamais de son beau-père dans ses livres, même pas dans Henri Le Vert, son roman de jeunesse, qui se termine au moment de la mort du père...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;KEROUAC&lt;/strong&gt; Jack: A perdu son frère ainé quand celui avait 9 et Jack 4 ans. A adoré ce frère qui souffrait d’une maladie inguérissable. Il en fut bouleversé pour la vie. Son père meurt d’un cancer quand Jack a 2O ans. Il assiste impuissant et terrorisé à son agonie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LAUTREAMONT&lt;/strong&gt;: A perdu sa mère quand il avait 18 mois. Elle s’est probablement suicidé. A été élévé à Montévideo en Uruguay par le père onctionnaire au Consu- lat français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LEAUTAUD&lt;/strong&gt; Paul: Abandonné par la mère dès sa naissance. « Ma mère m’a planté là trois jours après ma naissance. » A été élevé par le père et les maîtresses de celui, dont plus tard, la deuxième femme qui l’aurait souvent battu. Il rencontre sa mère vingt ans plus tard, lors de l’enterrement des sa tante et tombe amoureux d’elle. “Je songe enfin à ma mère, à qui je ressemble tant, paraît-il, par le caractère, et que je vis une fois, vers mes dix ans, d’une façon que je n’oublierai jamais. « Mère des souvenirs, maîtresse des maîtresses. » Vous ne pouvez pas savoir ce que c’est que d’avoir grandi tout seul, de n’avoir jamais eu sa mère: on en garde pour toujours quelque chose de dur et de maladroit. » Il pensera toujours à « ces quelques jours que nous avons passés ensemble à Calais en 19O1 ». Il est donc tombé amoureux d’elle, ils se sont écrits, puis elle s’est fâchée et lui a montré son vrai visage, celui d’une femme dure, impitoyable et intrigante. “Le bonheur que j’ai eu de vous revoir à Calais m’a coûté si cher, si cher. » Il n’arrêtera jamais de penser à elle. Parlera de son « éternelle absence ». « Déjà trente-six ans que je vis sans vous.³ “Je vous aurai tant aimée, tant désirée toute ma vie. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LEDUC&lt;/strong&gt; Violette: Le père est parti quand elle était encore enfant. La mère l’a élevée dans la haine des hommes. “Je vins au monde, je fis le serment d’avoir la passion de l’impossible ». Cette passion l’a possédée du jour où, trahie par sa mère, elle s’est refugiée auprès du fantôme de son pèr inconnu. Ce père avait existé, et c’était un mythe, en entrant dans son univers elle est entrée dans une légende, elle a choisi l’imaginaire qui est une des figures de l’impossible. “Je suis la fille non reconnue d’un fils de famille. Je me souviens de mon chagrin, de mes trépignements sur le carrelage après son départ. “Mon père, cet inconnu, je le portais dans mes yeux tandis que je lisais... »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LESSING&lt;/strong&gt; DORIS: Père infirme de guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;MALLARME&lt;/strong&gt;: Sa mère meurt quand il a 6 ans. « J’ai perdu, tout enfant, à sept ans, ma mère ». Son père se remarie un an plus tard. Le petit Stéphane n¹aime ni son père ni sa belle mère. Il passe son enfance dans des pensions réligieuses. Sa soeur bien aimée, Marie, meurt à 13 ans, quand il a 15. Il restera toujours “froid et glacial³, songe souvent à se suicider, comprend la poésie comme le rien et comme le néant de l¹écriture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;MALRAUX&lt;/strong&gt;: Perd un petit frère quand il a 2 ans. Au même moment sa mère se sépare de son mari. Il vivra seul avec sa mère. A 5 ans il entre dans un institut privé comme pensionnaire ou comme élève. Ensuite il reviendra chez sa mère avec laquelle il vivra jusqu’à l’âge de l9 ans. Il dira un jour: « Presque tous les grands écrivains que je connais aiment leur enfance, je déteste la mienne. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;MANSFIELD&lt;/strong&gt; Katherine: Mort du frère bien aimé au front en France quand elle a 22 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;MELVILLE&lt;/strong&gt;: Le père, entrepreneur, a fait faillite et est mort bientôt après, quand le fils avait 13 ans. Il a dû quitter l’école pour gagner sa vie comme employé de banque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;MUSIL&lt;/strong&gt;: La mère avait un amant au vu et au su du père et de l'enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;NIETZSCHE&lt;/strong&gt;: A perdu son père qui était pasteur, à 5 ans. Un an plus tard meurt son petit frère. La mère pieuse et réactionnaire l’a mis plus tard dans un internat. Il aurait pleuré de chaudes larmes sur la tombe de son père. Est resté toute sa vie déraciné. A haï plus tard et sa mère et sa soeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;NIN&lt;/strong&gt; Anaïs: Quand elle a 1O ans le père pianiste quitte la famille pour&lt;br /&gt;vivre avec une jeune femme. La mère amène ses enfants à New York. A partir de 11 ans Anaïs écrit un Journal en forme de lettres à son père en cherchant désespérément ce père et en espérant qu¹il ne rejoigne la famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;NERUDA&lt;/strong&gt; Pablo: A perdu sa mère quand il avait deux mois. A été élevé par la deuxième femme de son père, qu'il appelle, “l'ange gardien de mon enfance".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;NERVAL&lt;/strong&gt; de, Gérard: Perd sa mère quand il a deux ans, et comme son père est médecin militaire, il passe son enfance chez son grand-oncle à Mortefontaine, dans le Valois dont les paysages hanteront par la suite son oeuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;NIZON&lt;/strong&gt; Paul: Le père toujours malade et enfermé dans sa chambre est mort quand le fils avait 12 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;OZ&lt;/strong&gt; Amos: Sa mère se suicide quand son fils a 13 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;PESSOA&lt;/strong&gt;: A perdu son père en Afrique du Sud (Durban) quand il avait 7 ans. La mère s’est remarié avec le consul portugais. Fernando a adoré sa mère, a vécu tantôt au Portugal, tantôt à Durban. N’a jamais pu s’habituer à ce beau-père qu’il n’aimait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;PLATH&lt;/strong&gt; Sylvia: A perdu son père quand elle avait l2 ans. En a soufferte toute sa vie. “Je ne parlerai plus jamais avec Dieu". “J'ai besoin d¹un père." A fait une première tentative de suicide à 12 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;POE&lt;/strong&gt; EDGAR ALLAN: Sa mère est morte quand il avait 5 ans. Le père a disparu. Allan été élevé par des parents adoptifs qui lui ont donné leur nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;YOURCENAR&lt;/strong&gt; Marguerite: N’a pas connu sa mère qui est morte quelques jours après la naissance de sa fille. A été élevé par le père coureur et charmeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;RENAN&lt;/strong&gt; Ernest: Le père disparaît en mer quand le petit Ernest a 5 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;RIMBAUD&lt;/strong&gt;: N’a plus jamais revu son père officier à partir de l’âge de 7 ans. Mère pieuse et réactionnaire qui élève ses enfants la bible dans la main. Arthur imitera plus tard sur ses voyages la biographie de son père, en se prétendant p.e. originaire de Dôle, comme son père, ou alors « membre du 17ème régiment de l’Armée française comme celui-ci. A appris plus tard l’arabe et a vécu en Afrique comme son père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ROTH&lt;/strong&gt; Joseph: Son père a quitté sa mère quand le fils avait un an. Il ne l’a jamais revu, n’avait donc aucun souvenir de lui. A dit à un ami: “Tu ne peux savoir ce qu’est c’est d’avoir grandi sans père. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ROUSSEAU&lt;/strong&gt;: Sa mère est morte à sa naissance, « le premier de mes malheurs ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;SAINTE-BEUVE&lt;/strong&gt;: Le père meurt un mois avant la naissance de son fils. Celui-ci a vécu toute sa vie dans l’ombre de ce père absent, au point de lui ressembler mimétiquement et de finir d'avoir exactement la même écriture que lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;SALINGER&lt;/strong&gt; J.D.: A perdu son frère quand celui-ci avait 1O ans. Se croyait juif jusqu'à 16 ans, quand il a appris que sa mère était en réalité catholique. En a souffert toute sa vie. Aussi de l¹anti-sémitisme, vu son nom juif, hérité évide- ment de son père qui lui était bien juif. A commencé à cacher ses origines. Misogynie. A haï sa mère et méprisé son père. A vécu après son mariage avec des femmes beaucoup plus jeunes que lui, des femmes-filles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;SAND&lt;/strong&gt; George: A perdu son père, officier dans l’armée napoléonienne, dans un accident de cheval quand elle avait 4 ans. A ensuite vécu avec sa mère et sa grand-mère paternel dans la maison de celle-ci à la campagne. Tensions permanentes entre les deux femmes qui se détestent. La mère part à Paris (où elle a un autre enfant, une fille illégitime), au grand désespoir de sa fille George qui ne la verra plus que par intermittence. Elle en a souffert toute sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;SARRAUTE&lt;/strong&gt; Nathalie: La fille vit tantôt avec sa mère, tantôt avec le père, soit à Paris, soit à Moscou. Quand elle a 9 ans, la mère quitte ses enfants et ne revient que trois ans plus tard. Pendant ce temps Nathalie vit à Paris avec le père qui a d’autres femmes qui apparaissent à la fille comme des « tantes lointaines, inconnues, dont elle n’apprendra jamais grand-chose. La mère a des « amis » aussi dont la fille ne saura pas grand-chose non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;SARTRE&lt;/strong&gt;: N’a pas connu son père qui était Officier et qui est mort quelques mois après la naissance de son fils. Sartre a été élévé par sa mère et son grand-père. Sa mère s’est remariée quand J.P. avait 12 ans. Il devait appeller son beau-père « oncle ». Les Mots s’arrêtent quand J.P. a 12 ans, justement, à l’arrivée de cet étranger qu’il n’aimait pas, qu’il n’aimera jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;SEMPRUN&lt;/strong&gt; Jorge: Perd sa mère quand il a 9 ans. Elle était malade pendant quelques temps. Ses regards à travers la porte à moitié ouverte sur la mère malade dans son lit. L¹annonce de sa mort. Elle le voyait président de la République. Il était son préféré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;SPINOZA&lt;/strong&gt;: Perd sa mère quand il a six ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;STENDHAL&lt;/strong&gt;: Il était amoureux de sa mère qu’il perdit à 7 ans. A été élevé par le père qu’il haïssait et le grand-père qu’il n’aimait pas non plus. « Ils ont empoisonné mon enfance. » Quelques années avant sa mort il dira, “il y a 45 ans j¹ai perdu ce que j¹aimais le plus au monde.³&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;STRINDBERG&lt;/strong&gt;: Fils d’une servante et d’un père hobereau. Se sont mariés quand même; S. a toujours souffert de cette situation. Fort complexe d¹infériorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;TOLSTOI&lt;/strong&gt;: Sa mère meurt quand il a 2 ans. Il est emmené devant son cadavre et s’enfuit avec un cri d’épouvante. Il n’oubliera plus cet instant. Le père meurt quand Lev a 9 ans. Il est élevé par ses grands-parents. Mais sa grand-mère paternelle et sa tutrice, soeur de son père, meurent également bientôt après son père. A 28 ans il écrit Enfance, roman dans lequel il a 1O ans et sa mère est toujours vivante. Il la décrit vivre, sourire, aimer; il parle d’une mère imaginaire, il se rappelle selon ses propres mots de choses qui n’ont jamais existé. Ecrire pour lui est plus que jamais une volonté de faire revivre un paradis perdu. « Heureux, heureux temps, temps à jamais écoulé de l’enfance ». A l’âge de 8O ans il écrit: « ce matin je parcours le jardin et, comme toujours, je me rappelle ma mère, « ma-man », de qui je n’ai aucun souvenir, mais qui est restée pour moi un idéal sacré. Et plus tard: “En mourant, tu éprouves ce qu’éprouve l’enfant délaissé, revenant à sa mère amante et aimée. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;TRISTAN&lt;/strong&gt; Flora: Son père péruvien est mort quand elle avait 4 ans. Toute sa vie elle a cherché ce père, jusqu’à revenir au Péru pour “entrer » dans sa famille paternelle qui l’a pourtant plus ou moins répudiée. Elle est la grand-mère maternelle de Gauguin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;TSVETAEVA&lt;/strong&gt; Marina: A perdu sa mère quand elle avait l6 ans; une mère souvent malade et au sanatorium. Elle avait la tuberculose. Ses filles à un moment ont été envoyé dans un internat à Lausanne. « J’ai grandie entourée de tuberculeux. L’agencement sur leur table de chevet en verre dans les sanatoriums: pilules, seringues, fioles. Ma mère se mourait, ça sentait l’éther et le jasmin. Le père est mort quand elle avait 21 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;VERLAINE&lt;/strong&gt;: Père Officier qu¹il a à peine connu, il est mort quand le fils&lt;br /&gt;avait 21 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;VILLON&lt;/strong&gt;: Orphelin, a été élevé par des parents adoptifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;VOLTAIRE&lt;/strong&gt;: Sa mère est morte quand son fils avait 7 ans. Il ne parle jamais d’elle, ni de son père. Il méprisait son père et détestait sa famille. Voltaire est un pseudonyme. Il s’appelait en réalité François Arouet. Il prétendait que sa mère aurait eu des amants et qu¹il était le fils d’un de&lt;br /&gt;ses amants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;WALSER&lt;/strong&gt; Robert: La mère meurt quand il a 16 ans. Un frère meurt aussi, un autre se suicide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;WOLFE&lt;/strong&gt; Thomas: Parents séparés. Le père meurt quand Thomas a 22 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;WOOLF&lt;/strong&gt; Virginia: A perdu sa mère quand elle avait 13 ans. A été élevée par le père qui est mort quand elle avait 22. Elle aurait pensé à sa mère tous les jours et vécu sous son regard jusqu’à l’âge de 4O ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ZOLA&lt;/strong&gt; Emile: Son père meurt quand Emile a 7 ans. Il est fils unique et vivra donc son enfance et son adolescence seul avec sa mère, à Aix d'abord, à Paris ensuite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Moïse, Jésus et Mohamet n’ont pas connu leurs pères)&lt;/p&gt; &lt;strong&gt;Cette liste a été élaborée  par le cinéaste Richard Dindo. Elle est ouverte à tout complément...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-117543414588959818?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/117543414588959818/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=117543414588959818' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/117543414588959818'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/117543414588959818'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2007/04/mauvais-sang.html' title='Mauvais sang'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-116636170976499451</id><published>2006-12-17T14:14:00.001+01:00</published><updated>2007-03-29T21:37:35.043+02:00</updated><title type='text'>Au bout de la nuit...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/x/blogger/3775/2985/1600/825906/oracle.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/x/blogger/3775/2985/200/920128/oracle.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;« La nuit de l'oracle », c'est à proprement parler la nuit de l'écrivain, les nuits d'insomnie,  des rêves et des cauchemars, les nuits de Kafka, la nuit comme l'espace de temps propre au surgissement fantasmatique, à l'écriture, à la création. C'est la nuit de Sidney Orr, le narrateur, jeune écrivain New-yorkais, qui, en pleine convalescence, peine à retrouver le jour après être passé tout près de la mort. « La nuit de l'oracle » c'est aussi le titre d'un livre, et pas seulement celui du roman de Paul Auster, mais aussi le manuscrit de Sylvia Maxwell, le livre dans le livre qui sert de fil rouge à cette histoire savamment alambiquée dans laquelle Auster nous propose une réflexion intéressante sur la littérature et ses arcanes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre la vie concrète et l'écriture romanesque, entre réel et fiction, les enjeux dévoilés et mis en lumière participent d'une mise en abîme chaotique et jouissive qui jamais n'entrave le lecteur dans le plaisir qu'il a de la lecture d'un texte à la narration et au rythme parfaitement maîtrisés. Ce thème majeur ainsi dispensé, c'est à l'examen d'un pensum auquel on échappe et c'est avec un grand plaisir de lecture que l'on tourne les pages de « La nuit de l'oracle », quand, dans les méandres du hasard - point nodal de l'oeuvre d'Auster - on aime à s'égarer, se perdre et se retrouver au fur et à mesure que l'on est convoqué aux côtés de Sydney Orr, de Nick Bowen, John Trause, Ed Victory, Rosa Leightman, tous ces personnages composant la trame d'un puzzle dont on ressent bien le plaisir pervers que Paul Auster a dû lui-même ressentir à sa confection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a parfois prêté à certains écrivains de ces vertus oraculaires auxquels il est fait allusion ici, et  il n'est pas de biographe qui, devant l'objet de son étude, ne recherche et ne se pose la fameuse question  de savoir ce qui, du réel ou de l'imaginaire, a pu influencer la venue au monde de tel ou tel roman. Paul Auster donne dans ce livre sa version des choses, et nous invite à méditer intelligemment sur le travail de sublimation et de médiation dont l'écrivain est le meilleur dépositaire, entre mensonge et vérité, réalité et vues de l'esprit, et de cette entreprise chercher  à conduire notre futur sur le véritable chemin qui nous appartient en propre et qu'il nous revient ou pas d'emprunter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;------------------------------------------------------&lt;/span&gt;(Pour Karine)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-116636170976499451?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/116636170976499451/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=116636170976499451' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/116636170976499451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/116636170976499451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/12/au-bout-de-la-nuit.html' title='Au bout de la nuit...'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-116133901013661612</id><published>2006-10-20T12:07:00.000+02:00</published><updated>2007-03-07T08:54:32.443+01:00</updated><title type='text'>Mr Thorpe, Bove et...Darroussin</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/affiche%20pressentiment.3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/200/affiche%20pressentiment.1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;«Le 13 août 1931, sur la fin de l'après-midi, un homme pouvant avoir une cinquantaine d'années montait l'avenue du Maine. Il était vêtu d'un costume foncé et coiffé d'un feutre d'un gris clair passé. Il portait quelques provisions pour son dîner, soigneusement enveloppées et ficelées dans un papier marron. Personne ne le remarquait tant son aspect était quelconque. Sa moustache noire, son binocle, sa chemise à grosses rayures, ses chaussures de chevreau craquelé comme un vieux vase, n'attiraient en effet pas l'attention.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;-----------------------------&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;--------&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;---------&lt;/span&gt;Emmanuel Bove&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;----------------------------&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;--------&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;---------&lt;/span&gt;« Le pressentiment »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;***************************************************&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/livre%20le%20pressentiment.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/200/livre%20le%20pressentiment.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Jean-Pierre Darroussin adaptant Emmanuel Bove, et c'est un je-ne-sais-quoi d'évidence qui vous interpelle aussitôt et claque à votre esprit tel au bowling les quilles explosant en un strike majeur. Deux chemins plus ou moins convergents qui, par-delà la mort même, ne pouvaient manquer de se rencontrer, les deux hommes liés l'un à l'autre par le goût du silence et de la discrétion, une identique humilité et, toujours à l'oeuvre, le travail et l'exigence d'une oeuvre intègre s'étant construite - et se construisant encore pour l'acteur - dans l'ombre d'autre noms, supposés plus grands.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne m'attarderai pas sur l'estime profonde dans laquelle je tiens l'oeuvre d'Emmanuel Bove, d'autres que moi en parlent bien mieux que je ne saurais le faire (voir le lien sur &lt;a href="http://www.emmanuel-bove.net/index.htm"&gt;le site officiel&lt;/a&gt;). Cet homme fait partie depuis longtemps de ces écrivains méconnus ou oubliés après-guerre ayant vécus dans le relatif anonymat que leur « garantissait » le prestige plus ou moins surévalué qu'attribua l'époque à quelques plumes plus débrouillardes et mieux introduites. Henri Calet, Paul Gadenne, Raymond Guérin, Georges Hyvernaud étaient de de ces écrivains là, et, pour résumer mon attitude envers Emmanuel Bove, je dirai simplement que, pour bon nombre de critiques Bove n'ayant rien pour lui, il devint un jour tout pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'adaptation faite par Darroussin est assez fidèle au roman, si bien que semble s'incarner à l'écran la prose sèche et blanche de l'écrivain, la syntaxe utilisée par le réalisateur-acteur se moquant comme la guigne d'effets ostentatoires et autres exercices de style tels que les réalisateurs de premiers films les prisent bien souvent au détriment de la construction et de la cohérence de l'histoire. Oh, loin de moi pourtant l'idée de parler d'un chef-d'oeuvre en évoquant ce film, et pour tout dire cela m'a conforté dans l'idée qui était déjà la mienne depuis longtemps qu'un film important pût naître un jour d'un livre de Bove tant celui-ci ne me semble avoir accouché d'une très belle oeuvre qu'une fois celle-ci entendue dans son intégralité quand l'examen de chacun des livres qui la compose révèle la « modestie » de son propos, une grande et géniale modestie à mon sens, mais une modestie quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'origine situé dans les années 30, Darroussin transpose le récit dans le Paris contemporain et endosse lui-même le rôle de Charles Benesteau, un homme en rupture de ban qui a décidé de changer de vie, de tout quitter, famille, amis, situation et argent, pour s'installer seul dans le petit appartement d'un immeuble miteux situé en plein coeur d'un quartier populaire. Darroussin mettant ses pas dans ceux de l'écrivain, le récit n'épargne personne - sinon deux ou trois personnages - et pas même son (anti-)héros dont on se demande bien souvent, dans le pathétique de sa situation, ce qui a bien pu lui passer par la tête pour embrasser cet oubli de soi auquel il donne maladroitement l'impression de tendre durant tout le film, y réussissant finalement par la voie la plus banale et la plus commune, celle dont nous aurons tous à prendre le chemin, la mort, dont le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pressentiment&lt;/span&gt; seul semble vouloir indiquer aux différents protagonistes du film le choix étrange et insolite fait par Benesteau durant la dernière année de sa vie. En vérité, Benesteau qui paraît avoir choisi la solitude que pour ne mieux écrire et &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/vila-mats.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/200/vila-mats.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;assumer sa vocation tardive d'écrivain, nous apparaît de la race de ces écrivains presque sans oeuvre dont Enrique Vila-Matas avait tiré matière à un très bon livre intitulé « Bartleby et compagnie », un auteur superflu qui n'eût jamais percé tel que le furent en leur temps Robert Walser, Juan Rulfo et autres écrivains du même type. Mais cela pourrait tout aussi bien être un prétexte et il se joue sur cette portée d'autres thèmes qu'il est bien malaisé de définir alors que la véritable nature de Benesteau toujours nous échappe et nous jette dans la perplexité. Renoncement, orgueil, désintéressement et générosité, tous ces sentiments mêlés dans l'esprit de Benesteau finissent peu à peu par s'emmêler au détriment de celui qui les porte et l'on se trouve à la fois séduit et mal à l'aise devant ce portrait en creux que l'auteur paraît avoir fait du dérisoire incarné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, que reste-t-il au bout du compte ?... Un bel et sobre objet qui nous éclaire chichement sur notre humaine condition, les rapports sociaux, et l'interrogation existentielle qui peut s'imposer un jour à vous un certain matin blême, quand, la bouche pâteuse, au sortir de rêves filandreux dans lesquels l'espoir impossible d'une autre vie a pu naître, a infusé en votre âme le vain désir de s'essayer à celle-ci avant l'inéluctable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;**********************************&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Et si d'aventure une vague venait à me soulever et m'emporter vers les hauteurs où règnent la force et le prestige, je détruirais les circonstances qui m'auraient favorisé et me jetterais de moi-même vers le bas, vers les infimes et insignifiantes ténèbres. Je ne parviens à respirer que dans les régions inférieures. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;&lt;br /&gt;---------------------------------------------------&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;----&lt;/span&gt;Robert Walser&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/mrthorpe.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/200/mrthorpe.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-116133901013661612?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/116133901013661612/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=116133901013661612' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/116133901013661612'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/116133901013661612'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/10/mr-thorpe-bove-etdarroussin_20.html' title='Mr Thorpe, Bove et...Darroussin'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-115707067126313475</id><published>2006-09-01T02:22:00.000+02:00</published><updated>2006-09-12T13:30:13.463+02:00</updated><title type='text'>Vertige amer</title><content type='html'>&lt;object height="350" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/MO3i-kC77Dw"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/MO3i-kC77Dw" type="application/x-shockwave-flash" height="350" width="425"&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ah! l'amour n'est pas fait pour nous rendre heureux. Je crois qu'il est fait pour nous révéler dans quelle mesure nous avons la force de souffrir et de supporter. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;----------------------------------&lt;/span&gt;Hermann Hesse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;--------------------------------------------&lt;/span&gt;«Peter Camenzind»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-115707067126313475?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/115707067126313475/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=115707067126313475' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115707067126313475'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115707067126313475'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/09/vertige-amer.html' title='Vertige amer'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-115533468311011751</id><published>2006-08-12T00:13:00.000+02:00</published><updated>2006-12-06T21:51:18.296+01:00</updated><title type='text'>En Corée, personne n'a entendu crier</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/memories%20of%20murder.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/200/memories%20of%20murder.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Que vais-je bien pouvoir dire du film    «Memories of murder», pensais-je hier une fois celui-ci visionné ?…Et d’ailleurs pourquoi vouloir en dire quelque chose, m’interrogeais-je à la suite tout à fait stupidement quand me revint en tête la sotte promesse faite à moi-même d’entretenir la chambre d’écriture aussi consciencieusement et aussi souvent que possible, quitte pour cela à voir tomber mes longs et beaux doigts graciles au champ d’honneur de mon noir clavier .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Memories of murder », –  disponible en Dvd – est défini par le réalisateur lui-même comme appartenant au genre, somme toute assez rare, du « thriller rural »,  proposition assez juste, même si, comme toute classification, celle-ci est particulièrement réductrice quant à la nature des thèmes abordés par cette œuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, il faut le savoir, le scénario a été élaboré sur la base d’un véritable fait-divers, les meurtres de dix femmes, entre 1986 et 1991, l’œuvre, pour la première fois en Corée du Sud, d’un tueur en série pour le moins prolifique. C’est à partir de ce « prétexte » que Bong Joon-ho - le metteur en scène - met en place le dispositif d’un film policier qui n‘en est pas vraiment un, ou du moins qui n’en est pas tout à fait un si l’on considère ce que le cinéma asiatique a l’habitude de nous offrir en la matière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me faut ne révéler que très peu de l’histoire, sinon qu’elle débute en 1986, que son développement voit s’opposer le tragique au bouffon, des ruraux à un citadin, le rationnel à l’irrationnel, et que le contexte politique - la Corée du Sud vivait alors, à la fois, sous la dictature militaire ainsi que sous la menace de son voisin du Nord - montré de façon allusive - même si fidèlement rendu - ajoute grandement à l’atmosphère de danger qui se constitue et s’amplifie au fur et à mesure que l’on approche de la fin. Et pourtant, quelle paisible campagne que celle qui sert de toile de fond à cette dramatique histoire, une campagne au sein de laquelle un inspecteur risque plus sa vie au contact d’un clou rouillé qu’à celui d’un gangster, où rien ne marche, l’administration comme les voitures, le temple bouddhique bâti en ces contrées servant même de terrain d’investigation à l’enquête de l’inspecteur du coin, le rustre Park Doo-man se perdant en effet en conjectures sur l’absence présumée de poils pubiens de l’assassin. Malgré tout, le film, qui peine à convaincre au début, se densifie peu à peu, et il n’est plus question de sourire lorsque, de la partie finale du script, sourd un profond sentiment d’angoisse et de déraison accentué plus encore par la photographie - très belle - choisie par un chef opérateur visiblement grandement inspiré qui fait, sous la pluie lourde ritualisée par le tueur, comme se délaver davantage encore le peu de couleurs présentes sur la pellicule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nombreux arguments positifs donc à mettre à l’actif de ce « thriller », qui, même s’il ne m’a pas entièrement convaincu, est un brillant exercice de style, à l’esthétique parfaitement soignée, et dans lequel la concaténation des idées dans les plans fournit l’exemple d’une rhétorique riche et pensée, à l’opposé du formalisme un peu creux qui préside habituellement à la mise en forme de la plupart des films asiatiques. Las, j’ai malheureusement regretté le traitement assez archétypal des personnages principaux, seule l’actrice incarnant la discrète policière Kwon Gwi-hok tirant, in fine, assez habilement son épingle du jeu, à l’identique d’ailleurs du comédien auquel a échu le soin d’interpréter un bien troublant dernier suspect. On resterait moyennement embêté par ce fait s’il n’était la beauté du dernier plan, qui vous fait vous montrer indulgent quand celui-ci, magnifique, en dit long sur l’amertume et le désabusement ayant servis de ligne directrice à l’écriture et à la conception du film.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-115533468311011751?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/115533468311011751/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=115533468311011751' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115533468311011751'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115533468311011751'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/08/en-core-personne-na-entendu-crier.html' title='En Corée, personne n&apos;a entendu crier'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-115503249124189764</id><published>2006-08-08T11:50:00.000+02:00</published><updated>2006-09-26T18:34:09.130+02:00</updated><title type='text'>Frémir encore</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/antony.1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/200/antony.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le sujet d'un topic récent sur un forum, par ma personne assidûment fréquenté, me fournit le prétexte d'évoquer rapidement l'album d'&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Antony and the Johnsons&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, « I am a bird now »&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si rares sont les artistes qui arrivent encore à m'émouvoir, quelques uns y parviennent malgré tout, ce fut le cas de Jeff Buckley, c'est encore celui de Beth Gibbons ou d'Andrew Bird, mais là je dois avouer avoir pris une claque comme je craignais ne plus jamais devoir en prendre. Le disque est sorti il y a plus d'un an maintenant, et il s'invite toujours aussi réguliérement sur ma platine. Amateurs de sensations fortes, nul doute que vous allez succomber à ce court extrait - législation oblige - d'une chanson intitulée « The lake » d'après le poème éponyme d'Edgar Allan Poe dont je vous livre, par la même occasion, le texte. A tout hasard je signale quand même que cette chanson ne se trouve pas sur l'album mais a fait l'objet d'une parution en CD 3 titres, cependant pas d'inquiétude tout l'album est du même tonneau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://membres.lycos.fr/monsieurthorpe/dewplayer.swf?son=http://membres.lycos.fr/monsieurthorpe/thelake.mp3" bgcolor="#eeeecc" height="20" width="200"&gt; &lt;param name="movie" value="http://membres.lycos.fr/monsieurthorpe/dewplayer.swf?son=http://membres.lycos.fr/monsieurthorpe/thelake.mp3"&gt; &lt;param name="bgcolor" value="eeeecc"&gt; &lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;" class="apple"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="apple"  style="font-size:130%;"&gt;The Lake&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;by &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Edgar Allan Poe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="apple"&gt;« I&lt;/span&gt;n youth's spring, it was my lot&lt;br /&gt;To haunt of the wide earth a spot&lt;br /&gt;The which I could not love the less;&lt;br /&gt;So lovely was the loneliness&lt;br /&gt;Of a wild lake, with black rock bound.&lt;br /&gt;And the tall pines that tower'd around.&lt;br /&gt;But when the night had thrown her pall&lt;br /&gt;Upon that spot — as upon all,&lt;br /&gt;And the wind would pass me by&lt;br /&gt;In its stilly melody,&lt;br /&gt;My infant spirit would awake&lt;br /&gt;To the terror of the lone lake.&lt;br /&gt;Yet that terror was not fright —&lt;br /&gt;But a tremulous delight,&lt;br /&gt;And a feeling undefin'd,&lt;br /&gt;Springing from a darken'd mind.&lt;br /&gt;Death was in that poison'd wave&lt;br /&gt;And in its gulf a fitting grave&lt;br /&gt;For him who thence could solace bring&lt;br /&gt;To his dark imagining;&lt;br /&gt;Whose wild'ring thought could even make&lt;br /&gt;An Eden of that dim lake. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;______&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;- The end -&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;-------&lt;/span&gt;Traduction française&lt;/span&gt; &lt;a href="http://perso.orange.fr/chabrieres/translations/poe_lake.html"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/Poe-Edgar-Allen.2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/200/Poe-Edgar-Allen.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="apple"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="apple"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-115503249124189764?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/115503249124189764/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=115503249124189764' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115503249124189764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115503249124189764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/08/frmir-encore.html' title='Frémir encore'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-115468536381120536</id><published>2006-08-04T11:52:00.000+02:00</published><updated>2006-08-04T12:16:09.200+02:00</updated><title type='text'>Jeu de dupes</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/tanguy%20viel.1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/200/tanguy%20viel.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Écrire un roman, rien de plus facile, pourrait-on penser à la lecture du dernier livre de Tanguy Viel « Insoupçonnable », il suffit de trois fois rien, d’un homme et d’une femme en amour par exemple, de deux frères un peu tordus, de l’argent aussi, beaucoup d’argent par le couple convoité, d’un parcours de golf, et puis d’un panama, oui un panama, pourquoi pas…Voilà c’est à peu près tout, en cuisine on appelle ça l’appareil, et c’est à peu près à la portée de tous que ce mélange de si peu d’ingrédients si ce n’était l’art dans l’exécution, la touche du maître, la transmutation du trivial en sublime, le style en un mot, le style qui est tout le travail de Tanguy Viel et qui constitue toute la différence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce style qui fait que l’on s’y intéresse bien vite, à cette histoire banale de kidnapping, aux destins croisés de Sam et de Lise, d’Henri et d’Édouard, à ce long synopsis dont on se dit qu’il aurait pu être écrit pour Claude Chabrol avec sa petite bourgeoisie de province, ses relents sous-entendus de lutte des classes, des masques que l’on se donne et de l’argent qui corrompt, du mensonge, de la fatalité d’un destin indifférent, de l’amour aussi, l’amour que l’on pensait mettre à l’épreuve sans dégâts quand c’est le contraire qu’il eût fallu envisager : «…&lt;span style="font-style: italic;"&gt;cette b&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ête question de savoir si deux personnes sur terre ont jamais vu un jour la même ligne d’horizon&lt;/span&gt;.» Tout ça en 138 pages, 138 pages d’une prose minérale qui seule paraît échapper à l’atmosphère de décomposition poissant peu à peu le texte, une prose comme bancale mais artistement dégauchie – et avec quel soin -, des phrases froissées et défroissées et qui semblent avoir été laissées là telles quelles et au creux desquels il est tout dit, ou presque, des prétentions qui les ont vu naître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Insoupçonnable » n’est pas un chef-d’œuvre, seulement un bon livre – et c’est déjà beaucoup – qui a au moins le mérite de me réconcilier un peu avec l’auteur, chouchou de la presse littéraire assez largement surestimé à mon avis, et dont le précédent roman « &lt;a href="http://www.leseditionsdeminuit.fr/titres/2001/perfection-crime.htm"&gt;L’absolue perfection du crime&lt;/a&gt; » m’avait laissé en bouche comme un goût de supercherie tant cet art recherché d’une syntaxe tourneboulée autour de son objet ne m’était apparu comme l’énième construction post-moderne de celui qui, n’ayant rien à dire, tente ainsi que de ne mieux s’en disculper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais rien de tel dans «  Insoupçonnable » - le quatrième roman de l’écrivain -, alors que, n’ayant donc lu que les deux derniers - un mauvais, un bon – seul le bénéfice du doute m’enjoint encore, dans un futur plus ou moins proche,  à l’examen des précédents. A votre tour, maintenant, de vous faire votre idée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/img.aspx.0.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 175px; height: 175px;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/200/img.aspx.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-115468536381120536?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/115468536381120536/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=115468536381120536' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115468536381120536'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115468536381120536'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/08/jeu-de-dupes.html' title='Jeu de dupes'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-115464210614744042</id><published>2006-08-03T23:50:00.000+02:00</published><updated>2006-08-04T00:40:02.290+02:00</updated><title type='text'>Plages (d'hier et d'aujourd'hui...)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Et je me demande, navré,...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/boudin1.11.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/400/boudin1.1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Eugène Boudin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Plage à Trouville&lt;/span&gt;, 1864-1865&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                                                            &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/fiac08.3.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/320/fiac08.2.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Photographie : &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Martin Parr&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;...que sont les élégantes devenues ?...&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-115464210614744042?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/115464210614744042/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=115464210614744042' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115464210614744042'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115464210614744042'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/08/plages-dhier-et-daujourdhui.html' title='Plages (d&apos;hier et d&apos;aujourd&apos;hui...)'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-115436509138513228</id><published>2006-07-31T18:41:00.000+02:00</published><updated>2006-10-20T12:03:26.036+02:00</updated><title type='text'>Rêves en basse-fosse</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/en%20rade.25.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/200/en%20rade.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La lecture d’« En rade » est chose assez stupéfiante. De l’histoire tout d'abord, dont l’action est forclose et l’intrigue passé au tamis, et qu’il apparaît assez nettement, une fois passées les premières pages, que le moment que vous vous apprêtez alors à vivre relévera plus d’une expérience esthétique plutôt que celle vécue ordinairement à la fréquentation de romans d'une forme et d'une narration plus classiques. Alors certes, la lecture est parfois douloureuse quand, par le fait des nombreuses raretés et préciosités du vocabulaire employé par l’auteur, il vous faut vous arrêter assez souvent afin de consulter le dictionnaire idoine propre aux domaines d’activité correspondant à chacun des mots incriminés, mais c'est sans tarder que l’on oublie assez vite ce léger « désagrément » et  que l’on entre bien vite dans une autre dimension du livre, proprement hallucinatoire, tant le style de l’auteur vibre et oscille comme, d'un radiesthésiste illuminé, le pendule divinatoire. Voilà le deuxième livre de Huysmans que je lis après « A rebours » et, une nouvelle fois, la même sensation d’avoir affaire à l’écrivain le plus sensible – d’une sensibilité exacerbée -, le plus gâté (comme on le dirait d’une sauce) et le plus dénaturé qu’il m’a été donné de lire jusqu’à présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus cruel aussi serait-on tenté de dire à la fin du roman s’il n’était ce type de fantaisie et d’humour dont le texte est empreint et qui s’associe à merveille au dispositif en forme de laminoir qui règle son compte aux différents personnages du livre ainsi qu’aux modestes prétentions et autres illusions qui sont les leurs. Ne vaudrait-il pas mieux rêver sa vie, a l’air parfois de nous demander le perfide Huysmans, au vu du réel entrevu en ces pages on serait tenté de répondre par la positive si les songes ne nous amenaient aussi à rencontrer parfois les cauchemars. On dit de J.K.Huysmans qu’il débuta sa carrière dans les lettres comme un naturaliste avant de la conclure comme un mystique, je ne connais pas bien son œuvre mais quelque chose me dit que ce livre là est peut-être l’édifice reliant les deux rives d'une même personnalité. Et puis il y a la beauté du style et des phrases telle que celle-ci par exemple, sur la vérité :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Comme elle était avachie ! Il est vrai que les hommes se la repassent depuis tant de siècles !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Au fait, quoi d’étonnant ? La Vérité n’est-elle pas la grande Roulure de l’esprit, la Traînée de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;l’âme ? Dieu seul en effet sait si, depuis le genèse, celle-là s’est bruyamment galvaudée avec les premiers venus ! Artistes et papes, cambrousiers et rois, tous l’avaient possédée et chacun avait acquis l’assurance qu’il la détenait à soi seul et fournissait, au moindre doute, des arguments sans réplique, des preuves irréfutables, décisives.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Surnaturelle pour les uns, terrestre pour les autres, elle semait indifféremment la conviction dans la Mésopotamie des âmes élevées et dans la Sologne spirituelle des idiots; elle caressait chacun, suivant son tempérament, suivant ses illusions et ses manies, suivant son âge, s’offrait à sa concupiscence de certitude, dans toutes les postures, sur toutes les faces, au choix. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-115436509138513228?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/115436509138513228/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=115436509138513228' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115436509138513228'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115436509138513228'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/07/rves-en-basse-fosse.html' title='Rêves en basse-fosse'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-115377992505998054</id><published>2006-07-25T00:20:00.000+02:00</published><updated>2006-09-12T11:19:44.000+02:00</updated><title type='text'>Il est beau d'écrire</title><content type='html'>« Il est beau d’écrire parce que cela réunit les deux joies : parler tout seul et parler à une foule. Si tu réussissais à écrire sans une rature, sans un retour, sans une retouche – y prendrais-tu encore plaisir ? - Ce qui est beau, c’est de se polir et de se préparer dans le calme à être un cristal. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;-&lt;/span&gt;Cesare Pavese&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Le métier de vivre »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-115377992505998054?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/115377992505998054/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=115377992505998054' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115377992505998054'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115377992505998054'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/07/il-est-beau-dcrire.html' title='Il est beau d&apos;écrire'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-115227382684710846</id><published>2006-07-07T13:47:00.000+02:00</published><updated>2006-07-07T15:09:00.093+02:00</updated><title type='text'>Les arbres ne montent pas au ciel</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/AYCH22.2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/320/AYCH22.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Inaugurant aujourd'hui une nouvelle catégorie de billets écrits tout à fait égoïstement pour le seul intérêt - tout à fait pervers - que je trouve à partager des informations qui n'intéressent que moi, j'ai jugé utile ce petit propos liminaire afin que ne me soit pas reproché l'éventuelle minute que vous vous apprêtez peut-être à perdre. Je signale que cet article est paru dans la revue du monde végétal &lt;a href="http://www.garancevoyageuse.org/"&gt;« La Garance Voyageuse »&lt;/a&gt; et que je l''ai entendu relayé peu ou prou à l'identique par Jean-Marie Pelt, ce matin vendredi, sur &lt;a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/ete2006/explique/"&gt;France-Inter&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt; ------------------&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;----------------------------------------------&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Des géants pas si grands&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;« Les amateurs de records auront peut-être remarqué que les hauteurs maximales atteintes par les arbres tombent dans une fourchette étroite (120 à 130 mètres), que ces arbres soient des conifères comme les séquoias ou des plantes à fleurs comme les eucalyptus. Mais qu'est-ce qui limite donc ainsi leur croissance ? Après une étude de haut vol, incluant des visites au sommet des deux plus grands arbres du monde, G.W. Koch et ses collègues répondent clairement : l'eau ! Au-dessus de 100 m de haut, les embolismes deviennent fréquents, la pression d'eau ne suffit plus à faire grossir les cellules, le rendement de la photosynthèse chute, etc. L'eau puisée par les racines peut mettre jusqu'à 24 jours avant d'arriver au sommet du tronc, et l'arbre utilise environ mille litres d'eau par jour ! La forte nébulosité des régions qu'ils fréquentent limite la transpiration, et les arbres condensent les brouillards qui tombent à leur pied. &lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Mais la physiologie est formelle, il est bien peu probable que la hauteur de 130 mètres soit dépassée un jour. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-115227382684710846?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/115227382684710846/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=115227382684710846' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115227382684710846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115227382684710846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/07/les-arbres-ne-montent-pas-au-ciel.html' title='Les arbres ne montent pas au ciel'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-115219215268016449</id><published>2006-07-06T15:20:00.000+02:00</published><updated>2006-07-06T23:09:03.550+02:00</updated><title type='text'>L'intranquillité du terroir</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/le%20chevron.0.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/200/le%20chevron.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Que Pierre Bergounioux choisisse d'évoquer la Corrèze et le plissé de sa terre, et voici la figure du chevron comme le motif graphique le plus apte à symboliser, aux yeux de l'auteur, l'ingratitude et les antagonismes de son pays, la succession de ce motif, désignant le relief, la topographie des lieux, dessinant un paysage contrarié et clos encombré de vallons pentus et de combes enténébrées. Mais le chevron n'est qu'un prétexte, et l'embarras dans lequel vous tient, physiquement, ce relief, ne serait rien s'il ne servait avant tout  - on le devine très vite - de figure à la profonde déception quasi ontologique qu'il charrie avec lui dans la psyché de l'auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La méditation devient alors douloureuse, à l'espace physique décrit dans son inexorable répétition : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;« C'est, au mieux, la même chose, et, le plus souvent, rien du tout, le roncier, le taillis, la tignasse des genêts. »&lt;/span&gt;, l'espace mental de l'écrivain succède, qui s'y engouffre bien vite, celui-ci venant, en se dilatant, à phagocyter tout entier celui-là. Bergounioux parle du temps :&lt;span style="font-style: italic;"&gt; «...ce temps[...]sans valeur, sans débouché. »&lt;/span&gt;, de son enfance, de l'espérance déçue, de la mort et de sa pulsion, tous ces thèmes s'interpénétrant et formant la trame d'une brève et sombre réflexion. Le monde des origines est mort, le moderne, en rusant, l'a étouffé peu à peu, la déforestation, le démembrement, les aménagements routiers, refondent un paysage dans lequel les forces mécaniques et naturelles, opposées, s'affrontent et s'annihilent dans le silence, alors que les seules personnes à même de saisir la dureté du combat ont depuis longtemps disparu : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Je regarderais assez volontiers ces étranges demeures comme le mausolée de la seule heure qu'il ait vraiment été ici et partout, au cadran de l'histoire, avant qu'elle ne s'endorme, les yeux ouverts, chez nous. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sentiment de déréliction est partout présent, dès lors, il n'est plus que le rêve à tenter une échappée, échappée d'autant plus paradoxale qu'elle semble pourtant naître et s'adosser à la matérialité de l'endroit, ceci à fin de mieux se lancer, dirait-on, quand l'homme est amené à prendre en main sa destinée : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Les plus beaux rêves, les plus nécessaires et décisifs, c'est sous bois, les yeux ouverts, et conscient, au plus haut point, de rêver, que je les ai faits. »&lt;/span&gt;, et qu'à cet instant seul cet état résiste à l'ensevelissement, au renoncement, et qu'il vous faut contrer de toute la force de votre âme le philtre mortifère qu'inocule, à votre insu, le désenchantement de la région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bergounioux est un voyant, ses visions sont celles d'un mystique, d'un chamane animiste qui clôt son texte sur l'intuition d'esprits tutélaires et de leur présence, jetée, tel un sort d'éternelle inquiétude, à la face de l'humanité triomphante : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;« J'ai fini par apercevoir le rideau du soir derrière les portants de la sapinière mais jusqu'à ce que je l'atteigne, l'écarte, l'oiseau m'a désigné à la vindicte des esprits des bois, des âmes errantes, irrédimées dont le plateau est, la nuit, la demeure. »&lt;/span&gt;, l'écrivain paraissant vouloir dévoiler aux yeux du profane la mystérieuse évidence d'une fatalité que nous gagnerions à reconnaître : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Ce n'est pas parce qu'on ne comprend pas qu'on s'est mépris. Plus tard, on mettra un nom sur ce qu'on a cru voir. On saura à qui, à quoi, dans le trouble et le tremblement, on fut affronté, quelle menace flottait, tout près, de quel abîme, sans le voir, on effleurait la lèvre. Tel serait notre destin : âgir, pâtir et puis, s'il se peut, connaître, se faire une idée - qui est nôtre - des choses qu'il y avait et qui nous firent ce que l'on fut. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;font&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pierre Bergounioux&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;font&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;--&lt;/span&gt;« Le chevron »&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;---&lt;/span&gt;Éditions Verdier&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-115219215268016449?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/115219215268016449/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=115219215268016449' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115219215268016449'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115219215268016449'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/07/lintranquillit-du-terroir.html' title='L&apos;intranquillité du terroir'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-115149828120303212</id><published>2006-06-28T14:17:00.000+02:00</published><updated>2006-09-13T10:25:19.566+02:00</updated><title type='text'>In vino terminus</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;« Prière pour les ivrognes »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu, donne à boire à ces ivrognes&lt;br /&gt;Qui se réveillent à l'aurore&lt;br /&gt;Sur les genoux de Belzébuth, en plein délire,&lt;br /&gt;Les membres recrus de fatigue&lt;br /&gt;A l'instant où par la fenêtre ils aperçoivent&lt;br /&gt;Encore une fois, le jour qui s'accroît&lt;br /&gt;Terrible comme un pont coupé.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;_________&lt;/span&gt;Malcolm LOWRY&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-115149828120303212?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/115149828120303212/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=115149828120303212' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115149828120303212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115149828120303212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/06/in-vino-terminus.html' title='In vino terminus'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-115054934844669162</id><published>2006-06-17T14:37:00.000+02:00</published><updated>2006-06-19T00:24:33.900+02:00</updated><title type='text'>Aurifère...</title><content type='html'>« Dans l'eau, c'est de l'eau légèrement différenciée qui fuit plus vite, un argent plus dense dans le poudroiement argenté du courant, très peu d'or durant très peu de temps, qui trahit la truite, ce sont des paillettes de mica, des bris d'algues, des graviers inscrits dans une ellipse. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pierre Bergounioux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« La ligne »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Éditions Verdier&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;De ces truites moirées&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; d'or et d'argent tel que les interprète Bergounioux, &lt;a href="http://www.ac-nantes.fr:8080/peda/disc/arts/artsplastiques/createurs/convert_duprat/sommaire.htm"&gt;Hubert Duprat&lt;/a&gt; fait se vêtir l'une de leurs proies préférées - le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Trichoptère &lt;/span&gt;- de cette même parure rêvée&lt;span style="font-style: italic;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;a style="font-style: italic;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/phrygane2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/400/phrygane2.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/phrygane1.0.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/400/phrygane1.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour rester dans la &lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3260,36-783753,0.html"&gt;pêche et la littérature&lt;/a&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-115054934844669162?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/115054934844669162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=115054934844669162' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115054934844669162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115054934844669162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/06/aurifre.html' title='Aurifère...'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-115044711184501077</id><published>2006-06-16T09:55:00.000+02:00</published><updated>2006-06-17T01:05:08.260+02:00</updated><title type='text'>Effet d'écho</title><content type='html'>Je ne sais vraiment ce qu'il entre de puérilité ou d'orgueil en constatant au hasard d'une phrase, d'une image, d'une musique aimée et partagée, le bien fondé de nos admirations. Il n'empêche, je ne peux m'empêcher de trouver la chose d'un grand réconfort, et même si nos affinités électives ne sauraient toutes se trouver ainsi intimement liées à nous - le piège est grand - il en est quelques-unes qui ne vous laissent pas le choix. Ainsi, de la première chanson entendue hier, « La facture d'électricité », du &lt;a href="http://www.christophemiossec.com/"&gt;prochain album à paraître&lt;/a&gt; de Christophe Miossec  et de l'emprunt qui y est fait, dans le texte, de ces quelques mots du grand Henri Calet, « Ne me secouez pas. Je suis plein de larmes. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://membres.lycos.fr/monsieurthorpe/dewplayer.swf?son=http://membres.lycos.fr/monsieurthorpe/lafacture.mp3" bgcolor="#eeeecc" height="20" width="200"&gt; &lt;param name="movie" value="http://membres.lycos.fr/monsieurthorpe/dewplayer.swf?son=http://membres.lycos.fr/monsieurthorpe/lafacture.mp3"&gt; &lt;param name="bgcolor" value="eeeecc"&gt; &lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux phrases d'autant plus bouleversantes quand on sait qu'elles concluent ce recueil de fragments, le posthume « Peau d'ours », dont je livre ici la dernière page, ces quelques notes datées 11 juillet 1956, soit trois jours avant la mort de l'écrivain, le 14 à 3 heures du matin, en la ville de Vence :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;11 juillet : 16 h. Accrochage des tableaux de Dubuffet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis sorti de mon ornière...Ecrire des articles?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;20 h. Les Dubuffet à dîner.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nuit : Douleurs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;En souffrance à Vence.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le matin - demi-sommeil - sanglots, qui me réveillent (pensé à Luc).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;C'est sur la peau de mon coeur que l'on trouverait des rides.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis déjà un peu parti, absent.&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/peaudours.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/200/peaudours.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Faites comme si je n'étais pas là.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ma voix ne porte plus très loin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mourir sans savoir ce qu'est la mort, ni la vie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il faut se quitter déjà ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Ne me secouez pas. Je suis plein de larmes.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-115044711184501077?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/115044711184501077/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=115044711184501077' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115044711184501077'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115044711184501077'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/06/effet-dcho.html' title='Effet d&apos;écho'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-115041242191251576</id><published>2006-06-16T00:31:00.000+02:00</published><updated>2006-06-16T01:03:58.360+02:00</updated><title type='text'>En chair et en eau</title><content type='html'>« L'eau est vraiment l'élément transitoire. Il est la métamorphose ontologique esssentiel entre le feu et la terre. L'être voué à l'eau est un être en vertige. Il meurt à chaque minute, sans cesse quelque chose de sa substance s'écoule. La mort quotidienne n'est pas la mort exubérante du feu qui perce le ciel de ses flèches; la mort quotidienne est la mort de l'eau. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gaston Bachelard&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;« L'eau et les rêves »&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-115041242191251576?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/115041242191251576/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=115041242191251576' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115041242191251576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115041242191251576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/06/en-chair-et-en-eau.html' title='En chair et en eau'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-115024053659162922</id><published>2006-06-14T00:45:00.000+02:00</published><updated>2006-06-21T00:24:07.340+02:00</updated><title type='text'>L'hameçon du bonheur</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/gus.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/200/gus.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;font-size:130%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;E&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;n amont du livre « La ligne » de Pierre Bergounioux dont la lecture est en cours, une critique déjà parue sur le site « critiqueslibres » du roman&lt;br /&gt;« La vie selon Gus Orviston » de David James Duncan.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Augustin Orviston dit "Gus" né sous d'aquatiques auspices est le plus grand pêcheur du monde - du moins se définit-il comme cela - qui passe l'essentiel de son temps à pratiquer l'art difficile de la pêche à la truite. Il faut dire que tout l'y prédisposait et principalement la tutelle étouffante de ses parents, le couple s'étant rencontré et construit autour de la pêche bien que différant à l'extrême sur les moyens de son exercice. Le père, austère et précieux, pratiquant exclusivement, et dans les règles de l'art, la pêche à la mouche, la mère, rude et brutale, la pêche au ver et aux appâts, les deux passant l'essentiel de leurs journées à se disputer autour d'un livre "Le parfait pêcheur à la ligne" et de son auteur Izaak Walton, ceci donnant lieu à d'homériques batailles auxquelles le narrateur prête le titre de la "Grande controverse Izaak Walton". Cette partie du livre est très drôle et se lit avec un plaisir fou bien qu'avec un peu de souffrance en constatant comment l'immaturité de ses parents commence à peser sur les épaules de Gus pour qui on se demande finalement si cette passion de la pêche relève plus de l'hérédité que de la fatalité et son don pour la pêche davantage une malédiction qu'une véritable passion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À bout, Gus quitte le domicile familial, se trouve une cabane perdue au fond des bois près de la Tamanawis (nom fictif donné à la vallée et à la rivière...) et s'installe, bien décidé à appliquer son "programme idéal" : pêche, pêche, encore et toujours pêche... Las, Gus se fatigue assez vite de ce programme et l'art halieutique ne lui apparaît bientôt plus que sous la forme d'un travail à la chaîne. La solitude lui pèse et il doit faire face à une crise existentielle, laquelle se voit renforcée par la découverte d'un cadavre - un pêcheur - dans lequel on a peine à ne pas reconnaître un double possible de Gus, le chapitre prenant l'allure d'une scène de roman gothique et Gus une incarnation iconoclaste du Charron sur le Styx.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gus fait l'expérience du vide et du néant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'éducation parentale reçue en héritage, son goût exclusif pour la pêche, tout cela a rendu Gus comme inapte à affronter la vie. L'ermitage lui paraissant hors de portée, il consent toutefois à se joindre à la communauté et entreprendre la recherche d'un sens à donner à son existence. Des personnages divers vont bien vite apparaître dans la vie de Gus et certains prendre une importance capitale dans sa vie, un vieil indien duquel Gus retirera matière à méditer sur les relations entre la nature et l'homme et l'ingratitude de ce dernier envers la première, Bill Bob, le petit frère ayant échappé miraculeusement à l'emprise des parents Orviston, Titus le philosophe, étrange porte-voix de son chien Descartes, Eddy, la pêcheuse dont s'éprend Gus, autant de personnages qui le guident vers la réponse à donner à cette rivière Tamanawis en forme de ? qui coule sous ses yeux chaque jour. Bien que les formes données à cette réponse m'ont paru, je dois l'avouer, un peu confuses, cela ne nuit absolument pas au plaisir de la lecture, l'auteur convoquant avec drôlerie et avec un goût prononcé pour le surréalisme et la poésie, le taoïsme, le bouddhisme, l'animisme, le christianisme, et ce avec force analogies, le style utilisé se confondant même avec l'objet du récit. Nous arrivons à la fin de l'histoire, un saumon prophète se fait le guide de Gus dans une scène magnifique au terme de laquelle l'homme osera enfin le grand pas vers le consentement, le désintéressement, un grand oui à la vie et au bonheur incarné par l'amour d'Eddy à son encontre, l'amour cette ligne de lumière si fragile reliant les hommes à leur esprit gardien, quel que soit le nom donné à celui-ci.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-115024053659162922?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/115024053659162922/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=115024053659162922' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115024053659162922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/115024053659162922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/06/lhameon-du-bonheur.html' title='L&apos;hameçon du bonheur'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-114986117866216511</id><published>2006-06-09T15:32:00.000+02:00</published><updated>2006-06-09T16:04:02.496+02:00</updated><title type='text'>Post-it bon plan...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/narayama.1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/200/narayama.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;...pour signaler aux internautes cinéphiles sans le sou (il doit bien y en avoir...) amateurs de Shoei Imamura, récemment disparu, la parution en DVD, chez &lt;span style="font-style: italic;"&gt;B en J Productions&lt;/span&gt;, de « La ballade de Narayama » pour la somme assez modique de dix euros moins un centime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sort a voulu que ce miracle advint alors que je baguenaudais au rayon Presse d'une banale grande surface, à vous de voir...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-114986117866216511?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/114986117866216511/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=114986117866216511' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114986117866216511'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114986117866216511'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/06/post-it-bon-plan.html' title='Post-it bon plan...'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-114984485460472353</id><published>2006-06-09T10:38:00.000+02:00</published><updated>2006-06-09T23:56:58.986+02:00</updated><title type='text'>Des eaux brouillées</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Mon plaisir est encore d'accompagner le ruisseau, de marcher le long des berges, dans le bon sens, dans le sens de l'eau qui coule, de l'eau qui coule, de l'eau qui mène la vie ailleurs, au village voisin. Mon "ailleurs" ne va pas plus loin. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gaston Bachelard&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;« L'eau et les rêves »&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;Pensant, hier, à un ami du réseau qui, la faute à un amour déçu, m'avouait avoir confié, il y a quelques jours, sa mélancolie aux bons soins de la proximité réconfortante des berges d'une rivière sur lesquelles, en marchant, il désirait l'épuiser, je fantasmais rétrospectivement, comme saisi malgré moi (et non sans une quelconque frayeur), sur la balade oublieuse qui eût conduit à son insu cet homme vers l'amont, vers la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;source&lt;/span&gt;, considérant cela, au mépris de la symbolique des rites et autres mythes en fonction, comme l'indice le plus sûr d'une vie défaite tout entière tendue vers le néant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais rien de tel pour lui, je le sais, là encore je me parle tout bas tout haut...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-114984485460472353?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/114984485460472353/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=114984485460472353' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114984485460472353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114984485460472353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/06/des-eaux-brouilles.html' title='Des eaux brouillées'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-114972333810478842</id><published>2006-06-08T00:18:00.000+02:00</published><updated>2006-06-08T03:38:12.913+02:00</updated><title type='text'>L'intime emprise des choses</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/go%3F%3Ftjardins.1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/200/go%3F%3Ftjardins.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Furetant allégrement au petit bonheur la chance dans l'hétéroclite  ordonnancement  de textes courts qui constituent ce livret consacré aux jardins, je tombe en arrêt sur ces quelques lignes extraites d'un long poème de Victor Hugo dénommé &lt;span style="font-size:85%;"&gt;« Ce qui se passait aux Feuillantines vers 1813  » :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;C'est dans ces moments-là, comme je vous le dis,&lt;br /&gt;Que tout ce beau jardin, radieux paradis,&lt;br /&gt;Tous ces vieux murs croulants, toutes ces jeunes roses,&lt;br /&gt;Tous ces objets pensifs, toutes ces douces choses,&lt;br /&gt;Parlèrent à ma mère avec l'onde et le vent,&lt;br /&gt;Et lui dirent tout bas : « Laisse-nous cet enfant ! »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;                                              &lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;Les rayons et les ombres - XIX&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Comme la résonance qu'entretiennent ces vers avec cette nouvelle de Gadenne, « L'Intellectuel dans le jardin » m'apparut alors encore plus douloureuse quand je vins à relire celle-ci et plus particulièrement ce passage, méditant avec tristesse sur le sort de l'Intellectuel au papillon mort&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/gadenne.0.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/200/gadenne.0.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Non, ce n'était pas un cadavre d'insecte qui reposait au fond de cette pauvre boîte, c'était le trouble infini qui reste attaché aux objets, si modestes soient-ils, qui ont un moment&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; supporté l'attention, la passion des vivants...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-114972333810478842?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/114972333810478842/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=114972333810478842' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114972333810478842'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114972333810478842'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/06/lintime-emprise-des-choses.html' title='L&apos;intime emprise des choses'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-114954709557297173</id><published>2006-06-06T00:37:00.000+02:00</published><updated>2006-06-10T01:00:41.196+02:00</updated><title type='text'>Le foot et l'effroi</title><content type='html'>&lt;object height="350" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/04QDE3GVGII"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/04QDE3GVGII" type="application/x-shockwave-flash" height="350" width="425"&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque au saisissement renouvelé et jamais démenti auquel le génie, par l'image, nous contraint, s'ajoute le discours honnête et sans concession d'un homme en empathie complète avec son sujet, le &lt;a href="http://www.artevod.com/programDetails.do;jsessionid=86F406EA65067128CBCC5922A37CFA40?emissionId=1712"&gt;miracle télévisuel&lt;/a&gt; est parfois possible. Tout ce que l'on nomme à tort comme trivial et que l'intelligence et la générosité d'un regard abolit sans coup férir !...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-114954709557297173?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/114954709557297173/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=114954709557297173' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114954709557297173'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114954709557297173'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/06/le-foot-et-leffroi_06.html' title='Le foot et l&apos;effroi'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-114920006417186821</id><published>2006-06-02T00:10:00.000+02:00</published><updated>2006-06-08T03:39:35.093+02:00</updated><title type='text'>Arithmétique toc</title><content type='html'>Quand la multitude adhérente, par la communication politique idolâtrée, devient pour l'U.M.P comme pour le P.S le gage de partis dûment labellisés « popus », il n'y a pas loin du relais trois étoiles au camping des flots bleus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;« Adhérer! un idéal de mollusque... »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Georges Hyvernaud &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;font&gt;« Feuilles volantes »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-114920006417186821?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/114920006417186821/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=114920006417186821' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114920006417186821'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114920006417186821'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/06/arithmtique-toc.html' title='Arithmétique toc'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-114901661331200396</id><published>2006-05-30T20:52:00.000+02:00</published><updated>2006-06-07T18:20:05.800+02:00</updated><title type='text'>En hommage...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/eel_drawing.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/400/eel_drawing.gif" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Shohei Imamura &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(1926-2006)&lt;/span&gt;, et à son anguille&lt;br /&gt;à jamais lovée en mon cerveau telle une proposition nodale.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-114901661331200396?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/114901661331200396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=114901661331200396' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114901661331200396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114901661331200396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/05/en-hommage.html' title='En hommage...'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-114900878910248626</id><published>2006-05-30T18:13:00.000+02:00</published><updated>2006-06-16T14:47:55.700+02:00</updated><title type='text'>Shanghai la juive</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/shanghai.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/200/shanghai.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le visionnage, hier soir, du film « Un américain bien tranquille », tout comme la sortie du du dernier roman de Philip Roth « Le complot contre l'Amérique » me fournissent l'occasion de poster ici mon appréciation du livre « Adieu Shanghai », texte préalablement paru sur un autre site il y a un peu moins d'un an. À bien y réfléchir, et même si cela ne saurait constituer l'argument principal, je crois que le peu de bruit qui suivit la sortie de ce livre fut à l'origine de ma curiosité envers celui-ci, cependant je dois à la vérité de dire que je trouvais quand même, dans les quelques résumés disponibles, assez de thèmes prompts à me convaincre de l'intérêt qu'il pouvait y avoir de sa lecture : Histoire, politique et espionnage, exotisme, autant d'ingrédients propres à  s'amalgamer en un cocktail assez détonnant, le futile comme l'important - de OSS 117 à Graham Greene pour simplifier - et qui me firent me lancer bien vite, ne doutant aucunement que le livre de Angel Wagenstein, au vu de son curriculum vitae (1), n'échappât pour sa part au goût prémâché de série B qu'une telle émulsion peut, parfois, laisser craindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après nous avoir un instant placé à Dresde aux avants postes de la tristement célèbre nuit de cristal puis à Paris en compagnie de quelques brigadistes déchus de leur Espagne républicaine, le récit nous fait découvrir l'un après l'autre les principaux protagonistes du drame, et parmi eux le violoniste virtuose Theodor Weissberg, sa femme la cantatrice Elisabeth Muller-Weissberg, Schlomo Finkelstein, le flûtiste Simon Zinner, Rachel Braunfeld rebaptisée Hilde Braun, etc. Puis c'est Shanghai, ville portuaire chinoise sous occupation japonaise depuis 1937, où, en compagnie du rabbin Leo Levin, ces personnages ayant échappés aux fourches caudines de la police allemande, encouragés par le IIIe Reich à fuir leur pays, tout ce petit monde va se retrouver expatrié l'espace d'une guerre mondiale. Et plus précisément à Hongkew, pouilleux faubourg de Shanghai à l'embouchure du fleuve Yang-Tseu-Kiang où pas moins de vingt mille juifs allemands et autrichiens ainsi que trois milles huit cents de leurs coreligionnaires vont apprendre là à survivre au jour le jour ignorants des tentatives de quelques-uns engagés dans d'obscurs et dangereux travaux d'espionnage dédiés à la perte du régime nazi ainsi que de son acolyte japonais. Ces minuscules réseaux comme il en existait tant pendant la guerre et que tant d'hommes courageux ont su faire vivre, le payant parfois de leur vie, comme il le sera montré dans le livre. Je m'arrête là, je ne voudrais pas trop déflorer le livre pour les éventuels prochains lecteurs que vous serez peut-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si le livre est loin d'être un chef-d'oeuvre, le style étant peu recherché et pour tout dire assez utilitaire - peut-être les défauts du scénariste qu'est Wagestein -, je lui dois quand même de bons moments. Il faut cependant passer outre les quelques 150 pages qui constituent la première partie du livre, qui me firent un instant craindre le pire, l'auteur mettant en place tout à la fois son dispositif ainsi que l'exposition de ses personnages, autant de défauts si aisément repérables que je maugréais tout en m'interrogeant en mon for intérieur sur l'obligation qu'il y avait à poursuivre plus loin ma lecture. J'avais pris appui du cinéma comme d'un espace possible de comparaison et là où j'avais espéré trouver en littérature une réplique du type « Troisième homme » de Carol Reed (d'après Greene) ou bien une nouvelle « Affaire Cicéron » de Mankiewicz, je ne voyais flotter qu'au travers de ces lignes de plates et vagues images telles qu'auraient pu les filmer le malheureux Régis Wargnier par exemple : personnages à la limite de la caricature, décor de carton-pâte, dialogues convenus, bref, tout ceci ne m'inspirait guère, et pourtant la suite allait faire taire toutes mes réticences. La seconde partie - la plus importante - à Shanghai semble tout entière animée d'un mouvement plus fécond, plus réaliste, plus juste, les personnages y gagnent en épaisseur, l'histoire en émotion et en crédibilité. De plus, ce qui est bien souvent le cas de ces récits nous narrant des événements s'étant réellement passés, nous ne sommes pas trop submergés sous le poids d'une leçon d'histoire trop didactique qui aurait pu engloutir l'intrigue. Pour ma part, j'ignorais totalement l'existence durant la seconde guerre mondiale d'une diaspora juive en Extrême-Orient et des difficultés terribles qu'elle a dû rencontrer pour survivre dans la misère, la famine et parmi les maladies qui essaimaient la mort dans cette partie du monde à l'image d'autres ghettos mieux « référencés » tels que ceux d'Europe centrale à la même époque. Il est aussi très édifiant de constater le comportement de certains pays comme Cuba et les États-unis (voir le chapitre traitant de l'épisode du &lt;a href="http://www.ushmm.org/wlc/article.php?lang=fr&amp;ModuleId=98"&gt;bateau le «SaintLouis»...&lt;/a&gt;) ainsi que la description faite par l'auteur - juif lui-même - de la communauté juive et de ses différentes composantes à travers le monde quand, à l'heure de venir en aide aux plus défavorisés d'entre leurs frères, les intérêts politiques et financiers ont constitué pour certains d'entre eux leur unique priorité. A ce titre, c'est aussi un livre assez noir, mais qui, s'il est une morale qu'on peut lui prêter serait bien celle d'un humanisme sincère ainsi que d'un questionnement lucide et jamais interrompu sur la responsabilité de nos hommes politiques à notre encontre, en tout temps et en tous lieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) - Angel Wagenstein est né le 17 octobre 1922 dans une famille juive de Plovdiv (Bulgarie) et a passé son enfance en exil à Paris. Il retourne dans son pays à la faveur d’une amnistie et, encore lycéen, milite dans une organisation antifasciste alors interdite par le pouvoir. Des actes de sabotages lui valent d’être interné dans un camp de travail d’où il s’évade pour rejoindre les rangs des Partisans. Dénoncé, arrêté, torturé et condamné à mort en 1944, il ne doit son salut qu’à l’arrivée de l’armée rouge. À la fin de la guerre, il entreprend des études cinématographiques à Moscou et entame une brillante carrière de scénariste et de réalisateur, notamment récompensée en 1959 par le Prix Spécial du Jury à Cannes pour Étoiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nota bene&lt;/span&gt; : je livre ici, faute d'avoir trouvé l'adresse électronique de l'intéressée, un mail de Michèle Kahn adressé à mon endroit, et concernant le titre de ce post :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:georgia;" &gt;"Shanghaï-la-juive" est le titre d'un livre que j'ai publié en 1997&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Flammarion), et qui a révélé cette histoire au public. Une nouvelle édition de "Shanghaï-la-juive" vient de paraître ce 8 juin 2006 aux Éditions du Rocher. Ce titre m'appartient donc et je trouve assez désagréable que vous l'utilisiez sans mentionner sa provenance. J'espère que, blogger courtois, vous aurez à coeur de… "rendre à César". Par avance, merci. »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:monospace;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ma réponse :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« Madame, qu'il vous soit difficile ou pas de me croire, je dois vous dire que j'étais dans la plus parfaite ignorance de votre livre, et, à plus forte raison, de son titre, aussi est-ce bien sans malice aucune de ma part que le titre de mon post fut nommé de la sorte. Pour tout dire, j'ai trouvé vos propos un poil virulent, ainsi d'un égotisme outrancier le rapport que vous entretenez avec ces trois mots. Cependant, je crois être en effet quelqu'un de courtois, aussi j'espère avoir accédé à votre demande en rendant public votre message et les informations qui y sont contenues. Vous pouvez, si vous le désirez, m'écrire en privé. Bien à vous. »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-114900878910248626?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/114900878910248626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=114900878910248626' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114900878910248626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114900878910248626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/05/shanghai-la-juive.html' title='Shanghai la juive'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-114847395818062935</id><published>2006-05-24T14:20:00.000+02:00</published><updated>2006-06-07T18:04:10.583+02:00</updated><title type='text'>« Faute avouée...</title><content type='html'>...à moitié pardonnée » dit-on proverbialement, aussi ne me tiendrez-vous pas rigueur d'ouvrir la chambre à un peu de promotion en plaçant au bas de ce post un lien qui vous renseignera sur la dernière production d'un dessinateur de ma connaissance. Un indice concernant l'objet de ladite production vous est gracieusement offert durant cinquante et une secondes, court laps de bonheur agissant sur moi à la façon d'une embrocation :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://membres.lycos.fr/monsieurthorpe/dewplayer.swf?son=http://membres.lycos.fr/monsieurthorpe/byas.mp3" bgcolor="#eeeecc" height="20" width="200"&gt; &lt;param name="movie" value="http://membres.lycos.fr/monsieurthorpe/dewplayer.swf?son=http://membres.lycos.fr/monsieurthorpe/byas.mp3"&gt; &lt;param name="bgcolor" value="eeeecc"&gt; &lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça vous a plu mais vous vous demandez ce qui peut bien unir ainsi dessin et jazz ?...Hé bien, prenez le &lt;a href="http://www.nocturne.fr/produit.cfm?id_produit=4265"&gt;sas&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-114847395818062935?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/114847395818062935/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=114847395818062935' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114847395818062935'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114847395818062935'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/05/faute-avoue.html' title='« Faute avouée...'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-114821878102829034</id><published>2006-05-21T15:13:00.000+02:00</published><updated>2006-06-08T03:41:12.880+02:00</updated><title type='text'>Un ange passe</title><content type='html'>Sur &lt;span style="font-style: italic; color: rgb(0, 0, 0); font-weight: bold;"&gt;« La mort de Dinah »&lt;/span&gt; par Emmanuel Bove&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/1600/BovePortrait.6.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 5px 0px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/3775/2985/200/BovePortrait.5.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Jean Michelez est entrepreneur, c’est tout à la fois un homme installé, un mari négligent et un petit-bourgeois sans envergure qui ne s’intéresse qu’à l’argent. Ayant connu dans sa jeunesse la trahison familiale, les déceptions amicales comme amoureuses, sa personnalité s’est construite dans l’amertume et la rancoeur. La rencontre avec une femme, Mme Auriol (sa voisine) va révéler cet homme au peu d’humanité existant encore en lui et à la supercherie qu’aura été sa vie. Une petite fille, Dinah, sera la victime innocente et sacrificielle de la mesquinerie des hommes, et parmi eux, bien que pour des raisons différentes, Michelez et Dausset (le propriétaire du pavillon de Mme Auriol). Malgré ses allures de mélodrame éploré ce court roman (162 p.) réussit à nous émouvoir tout en restant parfaitement honnête. Comme toujours Emmanuel Bove réussit à parler de l’intime et de la misère dans une langue courte et sans fioritures, visant à une sorte de transparence qui au lecteur non initié peut paraître fade et neutre alors qu’il s’agit très exactement de l’inverse. Toujours prompt à pointer les faux-semblants et la médiocrité des hommes, Bove ne s’autorise jamais la facilité et trace à la pointe sèche des psychologies tout à fait précises et crédibles. La construction du roman, si elle paraît surprenante au début, prend tout son sens dans la dernière partie, l’attitude de Michelez, préalablement démontée et éclairée échappant ainsi en partie à la veulerie qui aurait pu la résumer. Ainsi, en nous tendant, au bout du compte une image plus nuancée, l’image d’un homme faible et sincère dans sa bêtise, un homme qui n’aura jamais aimé et qui n’aura jamais cherché à être aimé, quelqu’un de trop peureux pour s’engager, l’auteur fait preuve d’une grande subtilité et cherche à parler à hauteur d’homme sans porter de jugement moral trop fermement établi. En comparaison le personnage du propriétaire paraît un rien brutal même s’il permet à Bove de définir deux types de  « salauds » très différents l’un de l’autre tout en continuant à dessiner encore plus finement la psyché de Michelez dont on ne sait pas bien s’il convient plutôt de le plaindre que de l’agonir. Pour finir, et même si le style diffère complètement, il y a dans cette étude comme dans « Coeurs et visages » quelques lignes dignes d’un Flaubert quand il s’agit pour l’écrivain, par une ironie mordante, de  « démontrer » l’auto-satisfaction béate ainsi que la profonde bêtise des bourgeois et autres parvenus que par un troublant effet de contraste le personnage de la petite Dinah - dont le titre même du livre ne nous laisse rien espérer de son destin - de sa petite lueur vacillante d’ange malade, n’éclaire que d’une lumière plus crue encore, tout comme la misère morale dans laquelle un certain type d'homme évolue, parfois à son propre insu.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;Emmanuel Bove&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;« La mort de Dinah »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt; Editions Le dilettante&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(Source portrait de Bove : &lt;a href="http://www.emmanuel-bove.net/index.htm"&gt;www.emmanuel-bove.net&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-114821878102829034?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/114821878102829034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=114821878102829034' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114821878102829034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114821878102829034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/05/un-ange-passe_21.html' title='Un ange passe'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-114803285111276319</id><published>2006-05-19T11:44:00.000+02:00</published><updated>2006-06-07T17:59:21.613+02:00</updated><title type='text'>Du français et de ses vicissitudes scolaires</title><content type='html'>Sur le blog de Langue sauce piquante le &lt;a href="http://correcteurs.blog.lemonde.fr/correcteurs/"&gt;premier épisode&lt;/a&gt; audio d'une courte série réalisée d'après un entretien avec François Bégaudeau, auteur du livre « Entre les murs » aux Éditions verticales.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-114803285111276319?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/114803285111276319/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=114803285111276319' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114803285111276319'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114803285111276319'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/05/du-franais-et-de-ses-vicissitudes.html' title='Du français et de ses vicissitudes scolaires'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-28293774.post-114790252214524732</id><published>2006-05-17T23:47:00.000+02:00</published><updated>2006-06-07T17:55:26.996+02:00</updated><title type='text'>Rendons à César...</title><content type='html'>« Robert Walser savait que c'est encore écrire que d'écrire que l'on n'arrive pas à écrire. Et entre l'un et l'autre des multiples emplois subalternes qu'il occupa - commis de librairie, secrétaire d'avocat, employé de banque, ouvrier dans une fabrique de machines à coudre et, finalement, majordome dans un château de Silésie -, il lui arrivait de se retirer à Zurich, à la "Chambre d'écriture pour Oisifs" (le nom fait plus walsérien que nature, mais il est authentique), où, le soir tombant, assis sur un vieux tabouret, à la pâle lueur d'une lampe à pétrole, il employait ses exceptionnels dons de calligraphe à des travaux de copiste, à des tâches de bartleby. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Enrique Vila-Matas&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bartleby et compagnie&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/28293774-114790252214524732?l=monsieurthorpe.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/feeds/114790252214524732/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=28293774&amp;postID=114790252214524732' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114790252214524732'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/28293774/posts/default/114790252214524732'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://monsieurthorpe.blogspot.com/2006/05/rendons-csar.html' title='Rendons à César...'/><author><name>Monsieur Thorpe</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15969577874817301915</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
